Annie Lindberg, elle vit et travaille à Santa Fe, Nouveau Mexique : ses sculptures associent le textile, le cuir à divers petits objets et matériaux. « Mon pays est une vaste étendue ciel et de montagnes qui s’étendent à l’horizon. Dans un tel espace, je suis à la recherche de la connexion. Ici, la présence de l’invisible est palpable : fantômes, esprits, animaux. Chaque pierre, chaque respiration de la moindre feuille est pour moi une connexion, une porte qui s’ouvre… » Annie Lindberg

Farid Achezegag, il vit et travaille dans la région toulousaine : ses sculptures associent l’acier et la pierre. Farid donne sa chance, une nouvelle chance, à la pierre, aux galets, aux montagnes… Les voilà, prenant possession de l’espace, sortis de leur immobilité millénaire, incarnant des êtres doués de mouvements, de voyages, de légendes : pierres devenues légères, lourdeurs du passé envolées, coeur de pierre redevenu cerf-volant… « Nous autres, les mortels, nous palpons les métaux, le vent, les rivages de l’océan, les pierres en sachant qu’ils nous survivront immobiles ou ardents, moi peu à peu, j’ai découvert, nommé toutes les choses; mon destin a été d’aimer et de prendre congés ».Pablo Neruda

Alain Bourgeon, il vit et travaille en Auvergne : ses sculptures en acier associent divers matériaux dont la pierre. Petits morceaux de poésie sculptée, les bateaux d’Alain Bourgeon exposées à la Galerie transportent sur leur dos les rêveries du paysage, voiles en pierre directement prélevées à ce paysage. Quand le bateau est aussi bien l’île au loin que le rêve à portée de la main…

Gérald Foltête, il vit et travaille dans les Alpes-Maritimes : son travail de plasticien est guidé par un sens graphique particulièrement pertinent et inventif. Il décline son art avec une grande cohérence, passant par la peinture, la photographie, la sculpture, l’installation ; Gérald fait entendre sa « petite musique »… rigoureuse et débridée, sobre et rêveuse, poétique et infiniment passionnée.

Ulrich Fluxli, il vit et travaille à 100km de Paris : ses sculptures sont d’étonnantes résines luminescentes. Ulrich Fluxli donne vie à de drôles de personnages, des géants avides d’équilibre… Jouant à l’apprenti-sorcier, il « greffe » à ses êtres venus d’un improbable ailleurs, un « véritable » système nerveux : un réseau qui laisse, à la nuit tombée, entrevoir à l’oeil nu, tout le mystère des ces étranges créatures, finalement éclairantes.

Loulou Weiss, elle vit et travaille à Paris. Il y a dans les photographies de Loulou Weiss la tentation d’une forme de classicisme, comme un hommage rendu à cette belle âme de Paris, cette âme toujours aussi intemporelle, indémodable… Mais il y a aussi la tentation d’une abstraction poétique faisant la part belle à la matière, à l’indicible, à ce langage pur de l’ombre et de la lumière que le noir et le blanc subliment et savent si bien porter jusqu’à nos émotions… Un lien d’évidence entre la photographie d’hier et celle d’aujourd’hui…